Films

 

Du 11 au 14 avril
Kino Art, Cihlářská 19
Billets : kino Art
90,- / 80,- membres AF

RETROSPECTIVE DE CHRIS MARKER

Disparu en 2012, Chris Marker est l’une des figures majeures de l’histoire du cinéma. Compagnon de route d’Alain Resnais, Jean-Luc Godard et Agnès Varda, cinéaste discret, il a réalisé des films engagés formellement inclassables qui ont eu une influence considérable.
Faute d’une meilleure diffusion de son œuvre, confinée aux cercles restreints des spécialistes, artistes et amateurs inconditionnels, il est aujourd’hui encore trop largement méconnu du grand public. Cette semaine offre de voir une grande part du travail protéiforme de ce créateur de génie. Inventeur du documentaire-essai, protagoniste du « cinéma-direct », expérimentateur des technologies multimédia, arpenteur des mondes virtuels, Chris Marker a influencé de nombreux réalisateurs, y compris Terry Gilliam pour son célèbre film de science-fiction L’Armée des douze singes.

Rétrospective organisée par l’Institut français de Prague, avec le soutien d’Ondéo Suez.

Jeudi 11 avril à 17.00 Marker et la science-fiction
 

La Jetée de Chris Marker (France, 1962) avec Hélène Châtelain et Davos Hanich. Le chef-d’oeuvre de Chris Marker est tout à la fois : un passionnant récit de science-fiction, qui inspira Terry Gilliam pour son «Armée des 12 singes» et un poème sur le temps qui passe. 30 min, FR/CZ

12 Monkeys  de Terry Gilliam (USA, 1996) avec Bruce Willis, Brad Pitt, Madeleine Stone. En 2035, un virus a décimé la quasi-totalité de la population mondiale, rendant la surface de la Terre inhabitable. Quelques milliers d'habitants survivent sous terre et mettent au point un voyage à travers le temps pour découvrir les causes de la catastrophe. James Cole est désigné pour tenter de changer le cour des choses. 2h10, EN/CZ

Vendredi 12 avril à 19.00 Marker et l’histoire

Les statues meurent aussi  de Chris Marker et Alain Resnais (France, 1953). Partant de la question « Pourquoi l art nègre se trouve-t-il au musée de l Homme alors que l art grec ou égyptien se trouve au Louvre ? », les deux réalisateurs dénoncent le manque de considération pour l'art africain dans un contexte de colonisation. Le film est censuré en France pendant huit ans en raison de son point de vue anti-colonialiste. 30 min, FR/CZSochy také umírají (Les statues meurent aussi) Francie 1953 / Chris Marker FR/CZ
Film je založen na otázce „Proč je africké umění vystavováno v Muzeu člověka, zatímco umění řecké či egyptské se nachází v Louvru? Oba režiséři poukazují na nedoceňování afrického umění v kontextu kolonizace. Film byl ve Francii 8 let zakázán jako útok na francouzský kolonializmus. (30 min)
 

Loin du Vietnam de Joris Ivens, William Klein, Jean Luc Godard, Claude Lelouch, Agnès Varda, Alain Resnais, Chris Marker (France, 1967). Chris Marker a supervisé ce film segmenté, dirigé par une poignée de réalisateurs parisiens. Tous à l’époque désiraient contribuer à la lutte contre la politique américaine dans le Sud-Est asiatique. 2h, FR/CZ

samedi 13 avril à 17.00 Marker et la Tchécoslovaquie 1/2

Le fond de l’air est rouge de Chris Marker (France, 1977). Le Fond de l’air est rouge est, lui, le journal intime d’un magnifique échec, montage-récit magistral de dix années d’histoire de la gauche mondiale, de la mort du Che en 1967 à la rupture du Programme commun en 1977. 2h20, FR/CZ

Samedi 13 avril à 17.00 Marker et la Tchécoslovaquie 2/2

On vous parle de Prague : Le deuxième procès d’Arthur London de  Chris Marker (France, 1971). Sur le tournage de L’aveu, adaptation dulivre d’Artur London, victime des procès staliniens, On vous parle de Prague… montre l’équipe au travail. Marker interviewe techniciens, acteurs (Montand, Signoret), réalisateur (Costa-Gavras), scénariste (Jorge Semprun) et Artur London lui-même. 30 min, FR/CZ

L’Aveu de Costa-Gavras (France, 1970) avec Yves Montand, Simone Signoret. Anton Ludvik, vice-ministre des affaires étrangères de la République populaire de Tchécoslovaquie, se sent suivi, épié. Bientôt ce dirigeant communiste sera arrêté, jeté dans une cellule, accusé de trahison, torturé, à deux doigts d’avouer, comme le lui demandera le procureur, des crimes qu’il n’a pas commis. Basé sur la véritable histoire d’Arthur London, ce film de Costa-Gavras décrit les côtés les plus sombres du stalinisme. 2h20, FR/CZ

Dimanche 14 avril à 19.00 Marker et les sixties
 

A bientôt j’espère de Chris Marker.
En 1967 grève aux usines Rhodiacéta de Besançon qui sonnent pour eux comme une répétition générale avant le grand mouvement de mai 68. 42 min, FR/CZ

La sixième face du Pentagone (27 min) de François Reichenbach et Chris Marker (France, 1968). Gigantesque manifestation à Washington DC contre la guerre au Vietnam. 27 min, FR/CZ

2084 (10 min) de Chris Marker (France, 1984). Les 100 ans du syndicalisme en France. Un document visionnaire et critique. 10 min,  FR/CZ

L’Ambassade de Chris Marker. En cas de coup d’état, des opposants politiques se réfugient dans les ambassades. 22 min, FR/CZ

jeudi 11 avril à 19.00 L'Illusionniste FR/CZ
jeudi 11avril à 20.30 Holy motors FR/CZ
vendredi 12 avril à 18.00 White Material FR/CZ
vendredi 12 avril à 20.30 Yellen Bambara/CZ
samedi 13 avril à 10.00 Kirikou et les bêtes sauvages CZ
samedi 13 avril à 15.00 Ernest et Célestine CZ
samedi 13 avril à 18.00 Entre les murs FR/CZ
samedi 13 avril à 20.00 Film socialisme FR/CZ
dimanche 14 avril à 10.00 Kirikou et les bêtes sauvages CZ
dimanche 14 avril à 15.00 Ernest et Célestine CZ
dimanche 14 avril à 18.00 Mon oncle d'Amérique FR/CZ
dimanche 14 avril à 20.30 Louise-Michel FR/CZ

Louise-Michel est une comédie française réalisée par Gustave Kervern et Benoît Delépine, connus également comme co-auteurs et acteurs des émissions humoristiques sur le pays fictif du Groland.

  Après Aaltra en 2004 et Avida en 2006, Gustave Kervern et Benoît Delépine montent leur troisième film ensemble. Aussi bien dans Aaltra (road-movie cynique) que dans Avida (fable surréaliste d'anticipation), ils étaient à la fois acteurs et réalisateurs ; pour ce nouveau film, Gustave Kervern figure (très brièvement) dans le casting en tant que capitaine de bateau homosexuel et Benoît Delépine en tant que client d'un bar à hôtesse. Benoît Poelvoorde (qui avait déjà joué dans Aaltra), Albert Dupontel (qui avait joué dans Avida) et Francis Kuntz (de Groland) donnent la réplique à Yolande Moreau et à Bouli Lanners qui campent les deux rôles principaux.

  Le film raconte l’histoire d’un patron qui délocalise son usine de textiles et déménage l'intégralité de ses machines en une nuit, sans prévenir ses ouvrières. Celles-ci décident de mettre leurs indemnités en commun. Sur proposition de Louise (Yolande Moreau), elles font appel à un tueur professionnel pour assassiner le patron indigne. Hélas, ce tueur à gages (Bouli Lanners) se révèle totalement incompétent et lâche. Louise, l'ouvrière analphabète, va devoir assister Michel, le faux tueur, pour qu'il mette son contrat à exécution.

 Le professeur Laborit part de l’exemple de trois destinées pour illustrer ses théories scientifiques sur le comportement humain.

  Trois destinées, celle d’un journaliste directeur des informations d’un poste de radio, d’un fils d’agriculteur recyclé dans une industrie textile elle-même en mutation, et celle d’une fille d’ouvrier devenue styliste, s’entrecroisent en contrepoint des théories formulées depuis son laboratoire par le professeur Laborit, biologiste et analyste des comportements des rats et des hommes vivant en sociaté.

  Sous la forme quasi-documentaire, Alain Resnais, en s’aidant des principes et des expériences scientifiques que le professeur Laborit a effectuées, a voulu illustrer sa vision de la vie en réalisant ce film « Mon oncle d’Amérique ».

Film Socialisme est un film franco-suisse réalisé par Jean-Luc Godard, sélectionné au Festival de Cannes 2010 dans la catégorie Un certain regard.

  Le film comporte trois parties, « Des choses comme ça », « Notre Europe », et « Nos Humanités ».
  Dans la première partie, on suit des voyageurs dans une croisière sur la mer Méditerranée passant par l'Égypte, la Palestine, Odessa, la Grèce, Naples et Barcelone.
  Dans la seconde partie, on suit la famille Martin et la télévision FR3 Région qui fait un reportage sur cette famille. Le temps d’une nuit, une grande sœur et son petit frère ont convoqué leurs parents devant le tribunal de leur enfance. Ils demandent des explications sérieuses sur les thèmes de « liberté, égalité, fraternité » (la devise de la France).
  Dans la troisième partie, il s’agit de la visite de six lieux de vraies/fausses légendes : Egypte, Palestine, Odessa, Hellas, Naples et Barcelone.

  Entre les murs est un film français réalisé par Laurent Cantet, sorti en 2008. Il s'agit d'une adaptation du roman éponyme de François Bégaudeau, lequel a joué le rôle principal du film et cosigné l'adaptation avec Laurent Cantet et Robin Campillo. Ce film a reçu la Palme d'or (à l'unanimité du jury présidé par Sean Penn1) lors du Festival de Cannes 2008, ce qui n’avait plus été le cas pour un film français depuis 1987 avec Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat.

  François est un jeune professeur de français d’une classe de 4e dans un collège ordinaire réputée difficile du 19e arrondissement de Paris. Il devra « affronter » ses élèves : Esméralda, Souleymane, Khoumba et les autres. François n’hésite pas à sortir du cadre académique et à pousser les adolescents jusqu’à leurs limites afin de les motiver. Quitte à prendre parfois le risque du dérapage.

Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.

  « Kirikou et les Bêtes sauvages » est un film d'animation français réalisé par Michel Ocelot et Bénédicte Galup et sorti en 2005. Il s'agit du deuxième film d'animation consacré au personnage de Kirikou, apparu dans « Kirikou et la Sorcière » en 1998. Michel Ocelot réalise seul un troisième film d'animation consacré à Kirikou, Kirikou et les Hommes et les Femmes, fin 2012. « Kirikou et les Bêtes sauvages » reçoit un bon accueil de la critique et est un succès au box-office, avec plus d'un million d'entrées durant les trois premières semaines.

  Le grand-père, trônant dans sa grotte bleue, explique : "L'histoire de Kirikou et la sorcière était trop courte. On n'a pas eu le temps de rapporter tout ce que l'enfant avait accompli. Et il a vraiment accompli de belles et bonnes actions, qu'il ne faudrait pas oublier. Alors, je vous les raconte." Et il nous dit comment l'inventif Kirikou est devenu jardinier, détective, potier, marchand, voyageur et médecin, toujours le plus petit et le plus vaillant des héros.

« L'Ambassade » est un film français réalisé par Chris Marker, sorti en 1973. Le film dure vingt minutes et le spectateur suppose qu'il se passe dans une ambassade située dans une grande ville d'Amérique du Sud, après un coup d'État (probablement le Chili après le coup d'État du Général Augusto Pinochet). La caméra reste dans l'ambassade et filme la vie au jour le jour des réfugiés, de l'ambassadeur et de sa femme qui les accueillent.

À Prague, en 1951, un haut responsable politique tchécoslovaque se retrouve accusé d'espionnage au profit des États-Unis. Tout est fait pour lui extorquer des aveux de crimes qu'il n'a pas commis. Brisé par la torture — on l'empêche de dormir et de s'arrêter de marcher — il finit par avouer au tribunal des crimes qu'il n'a pas commis en récitant un texte d'aveux que ses bourreaux lui ont fait apprendre par cœur. On veut l'obliger à se dire partisan de Tito, dirigeant communiste de Yougoslavie, ou de Trotski, tous deux étant des ennemis notables de Staline. Après sa réhabilitation en 1956, il émigre vers la France et, s'il condamne le stalinisme, il reste fidèle à l'idéal communiste de sa jeunesse. Mais il se rend compte que même après la mort de Staline, l'URSS et les démocraties populaires ne sont pas aussi libres qu'il l'imaginait et qu'il le voulait. Il assiste en effet aux répressions par les chars soviétiques des soulèvements populaires.

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