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« Le fond de l’air est rouge » retrace la montée puis la retombée des utopies révolutionnaires des années 60 et 70. Un extraordinaire montage d’archives, le film-culte de Chris Marker dans sa nouvelle version rééditée par l’auteur : “Les mains fragiles” et “Les mains coupées” propose une lecture de l’histoire à travers un enchaînement d’images dont le sens peu à peu se dévoile. Des images fortes, sanglantes, ironiques, bouleversantes, drôles. Et instructives.

 

   « Loin du Vietnam » est un film documentaire de 1967 coréalisé par le Néerlandais Joris Ivens, les Français Claude Lelouch, Alain Resnais, Agnès Varda, Chris Marker et Jean-Luc Godard, et l'Américain William Klein.

  Il s’agit d’un film exceptionnel. D'abord du fait des circonstances de sa réalisation qui mobilise durant l'année 1966 un grand nombre de collaborateurs (cinéastes, comédiens, écrivains, journalistes, techniciens) autour de Chris Marker et d'un projet: lancer un cri d'alarme contre la guerre de Vietnam. Il ne s'agit pas d'exalter la compassion, mais d'élaborer une forme collective de protestation où chaque volet est réalisé par un auteur différent, dans lequel chacun est libre de son choix, mais se détermine en fonction d'une réflexion commune. Ensuite, parce qu'en remettant en cause les valeurs classiques du documentaire, sa conception novatrice annonce la mutation culturelle et l'essor de 1968. Sans compter que ce film va jouer un rôle déterminant pour la suite de la carrière de Chris Marker, inaugurant une décennie de cinéma militant.

 

  « Les statues meurent aussi » est un documentaire-court métrage français réalisé par Chris Marker et Alain Resnais sorti en 1953.

  Partant de la question « Pourquoi l’art nègre se trouve-t-il au musée de l’Homme alors que l’art grec ou égyptien se trouve au Louvre ? », les deux réalisateurs dénoncent le manque de considération pour l'art africain dans un contexte de colonisation. Le film est censuré en France pendant huit ans en raison de son point de vue anticolonialiste.

  « Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l'histoire. Quand les statues sont mortes, elles entrent dans l'art. Cette botanique de la mort, c'est ce que nous appelons la culture. »

  C'est ainsi que commence ce documentaire controversé qui pose la question de la différence entre l'art nègre et l'art royal mais surtout celle de la relation qu'entretient l'Occident avec cet art qu'elle vise à détruire sans même s'en rendre compte. Un saut dans le passé, une photographie du point de vue occidental.

 

  « L'Armée des douze singes » (12 Monkeys), ou 12 Opic, est un film de science-fiction américain réalisé par Terry Gilliam et sorti en 1995, librement adapté du court métrage La Jetée (1962), de Chris Marker. 

  Le film se déroule dans un futur où la surface de la terre est devenue inhabitable à cause d'un virus mortel qui a éradiqué la majeure partie de la population mondiale et a pour acteur principal Bruce Willis, qui joue un personnage envoyé dans le passé pour recueillir des informations sur l'origine de ce virus. Madeleine Stowe, Brad Pitt, Christopher Plummer et David Morse complètent la distribution principale.

  Cette œuvre a été tournée principalement à Philadelphie et Baltimore de février à mai 1995 avec un budget de 29 000 000 $. Il a été très bien accueilli par la critique et a connu un important succès commercial. Il a reçu plusieurs récompenses, dont le Saturn Award du meilleur film de science-fiction, et Brad Pitt a été récompensé par le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle et a été nommé à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation.

  « La Jetée » est un film français de science-fiction de Chris Marker, sorti en 1962 et d'une durée de 28 minutes. Ce film expérimental, considéré comme un chef-d'œuvre par nombre de critiques et de réalisateurs, est en fait, si l'on excepte une courte séquence filmée, un diaporama de photographies en noir et blanc (un « photo-roman » selon le générique), commentées par un narrateur unique et accompagnées d'une bande-son réalisée par Trevor Duncan. Cela donne à ce récit très singulier un fort contenu poétique et sert à représenter une face de la « réalité » : les souvenirs que l'on a d'un moment de sa vie sont partiels, tronqués et lorsqu'on regarde un album photos, les souvenirs viennent dans le désordre avec des « sauts dans le temps ».

 

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